RSS 2.0 twitter google facebook youtube



Infos en boucle


Vous êtes ici : Accueil » Menu 2

Version imprimable de cet article Version imprimable


AFFAIRE POLICIER GIFLE : « Nous ne voulons pas rentrer en conflit direct avec la gendarmerie », dixit le commissaire de Police Wakilou Sénou

D 29 août 2016     H 20:37     A TOUTE INFO     C 3 messages



Lors d’une conférence de presse tenue au Centre national de Presse Norbert Zongo, l’Union Nationale de la Police (UNAPOL) s’est prononcée sur « le calvaire » qu’ils vivent au quotidien. Quatre (04) points ont été évoqués tout au long de ce face à face avec les hommes de médias dans la soirée du lundi 29 août 2016. Il s’agit notamment de l’affaire du policier giflé par un gendarme, l’affaire du policier renversé par un véhicule bélier, la non prise en compte de l’UNAPOL dans la commission d’affectation et enfin la question des policiers radiés en 2011.

« Les faits sont constants, têtus et indiscutables », a déclaré le Commissaire de Police, Wakilou SENOU, secrétaire général de l’Union Nationale de la Police (UNAPOL), qui a tout de suite pointé du doigt l’attitude du gendarme ayant renversé le policier dans l’exercice de ses fonctions. Le Commissaire Wakilou SENOU et ses congénères ont attiré l’attention de tous sur le fait que les policiers sont victimes « d’actes suicidaires » de toutes sortes. Aussi, l’UNAPOL dénonce la façon dont les excuses ont été présentées au policier victime de gifle et tous les autres cas similaires. « Nos deux hiérarchies ont obligé le policier qui a été victime de coups et d’actes d’humiliation à se rendre bon gré mal gré à l’Etat-Major de la gendarmerie afin que le gendarme, auteur de l’exaction, lui présente des excuses laconiques et qu’on oblige le policier victime à accepter ces excuses sans qu’aucune sanction ne soit prise à l’encontre de son bourreau. Ce fut le cas lors de l’agression la nuit du 17 janvier 2016 de l’assistant de Police Adama Zongo en service au commissariat de Ouagadougou par huit (08) gendarmes au cours d’une mission commandée de sécurisation de l’avenue Kwamé N’Kruma suite aux attentats terroristes », a martelé le secrétaire général de l’UNAPOL, Wakilou SENOU.

Y a-t-il un conflit entre gendarmes et policiers ?

Face à cette situation, l’UNAPOL entend porter plainte devant les autorités judiciaires afin que le droit soit dit. « Plus jamais nous n’accepterons ces humiliations à répétition (…) Il n’est écrit dans aucun texte qu’être policier c’est accepter les souffrances et humiliations des autres », s’indigne le SG de l’UNAPOL. Quant à la question de savoir si cela ne va pas raviver les tensions entre les deux (02) corps, le Commissaire de Police, Wakilou SENOU, affirme sans ambages qu’aucune tension n’existe entre gendarmes et policiers. Au contraire, affirme-t-il, il faut lever le lièvre pour prévenir d’éventuelles tensions. « Les policiers et les gendarmes forment un couple parfait et nous voulons consolider ce couple. Ce sont deux (02) forces complémentaires qui collaborent en bonne intelligence ! Nous voulons trouver des solutions pour éviter que les incidents ne soient incontrôlables un jour », a-t-il dit.

Les policiers radiés demandent pardon

Dans ce face à face avec la presse, l’UNAPOL a également déploré la non prise en compte du syndicat dans les différentes commissions d’affectation. Ce qui, de l’avis des responsables du syndicat des policiers, n’est rien d’autre qu’une violation du décret N0 2006- 181 par le directeur général de la police nationale. Le dernier point de la rencontre avec la presse est une sorte de mea culpa pour les policiers radiés de 2011. Dans une lettre adressée au président du Faso, l’UNAPOL implore la clémence de Roch Marc Christian Kaboré pour la réintégration des 136 policiers congédiés suite aux mutineries de 2011. « Nous vous prions en toute humilité d’entendre les pleurs de vos fils et filles qui demandent votre grâce », demandent-ils au chef de l’exécutif burkinabè. Dans l’hypothèse où leur cri de cœur sera entendu, les policiers s’engagent au sein du syndicat, avec leurs collègues réhabilités, à approcher toute personne qui auraient été offensée d’une manière ou d’une autre par les événements de 2011 afin d’instaurer « le pardon et une cohésion véritable » au sein de la Police Nationale.

Noufou Ouédraogo
TOUTE INFO, Quotidien burkinabè en ligne

Version imprimable de cet article Version imprimable


3 Messages

  • j souhaite vraiment cette consolidation des deux corps a savoir police -gendarmerie car la population compte sur vous pour sa securite sutout la lutte contre le grand banditisme.il faudrait qune faute individuelle cree un conflit entre ces deux corps.Que Dieu vous unisse davantage amen


  • Je savais que cela allait arrivé dans ce pays. Le gouvernement burkinabè prend les choses à la légère. Nous savons tous qu’il y a un conflit entre ces deux corps. Je me rappelle qu’un député de l’UPC l’avait évoqué au cours de la présentation de la politique nationale à l’Assemblée Nationale par l’actuel premier Ministre mais celui-ci avait répondu qu’il n’y avait pas de problème en sa connaissance et n’a plus cherché à connaître par la suite ni le Ministre en charge de la sécurité. Si de nos jours beaucoup de difficultés se présentent dans la lutte contre l’insécurité jusqu’à ce que des groupes d’auto-défense se créent c’est justement ce manque de cohésion entre ces deux forces qui sont à la première loge de lutte contre le grand banditisme. Je ne suis contre personne mais le Gendarme se veut supérieur au Policier n’a pas commencé aujourd’hui et pourtant ils font le même travail et mieux le Policier est bon en enquête que celui-ci et ce sont les films comme commissaire Rex qui nous a apprit cela il y bel lurette. Bref, pour ce qui nous concerne seule une réflexion poussée dans une politique sécuritaire bien planifiée qui prend en compte la cohésion et l’intérêt de ces deux corps pourraient nous amener dans une paix durable si non bonjour les djihadistes et au revoir le développement.


  • Je savais que cela allait arrivé dans ce pays. Le gouvernement burkinabè prend les choses à la légère. Nous savons tous qu’il y a un conflit entre ces deux corps. Je me rappelle qu’un député de l’UPC l’avait évoqué au cours de la présentation de la politique nationale à l’Assemblée Nationale par l’actuel premier Ministre mais celui-ci avait répondu qu’il n’y avait pas de problème en sa connaissance et n’a plus cherché à connaître par la suite ni le Ministre en charge de la sécurité. Si de nos jours beaucoup de difficultés se présentent dans la lutte contre l’insécurité jusqu’à ce que des groupes d’auto-défense se créent c’est justement ce manque de cohésion entre ces deux forces qui sont à la première loge de lutte contre le grand banditisme. Je ne suis contre personne mais le Gendarme se veut supérieur au Policier n’a pas commencé aujourd’hui et pourtant ils font le même travail et mieux le Policier est bon en enquête que celui-ci et ce sont les films comme commissaire Rex qui nous a apprit cela il y bel lurette. Bref, pour ce qui nous concerne seule une réflexion poussée dans une politique sécuritaire bien planifiée qui prend en compte la cohésion et l’intérêt de ces deux corps pourraient nous amener dans une paix durable si non bonjour les djihadistes et au revoir le développement.