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La justice burkinabè, « une justice lente et clémente lorsqu’il s’agit des puissants du moment », selon le REN-LAC

D 26 septembre 2018     H 18:14     A Toute info     C 0 messages


C’est à l’orée de la rentrée judiciaire 2018-2019 que le Réseau National de Lutte Anticorruption (REN-LAC) a tiré la sonnette d’alarme. Cette rentrée placée sous le thème : « La responsabilité pour faute et la responsabilité sans faute de l’Etat. », se veut pour Claude Wetta et son équipe une interpellation de la chaine judiciaire sur plein de dossiers et une justice équitable pour tous. Ils l’ont fait savoir lors d’une sortie publique ce mercredi 26 septembre 2018 au siège du Réseau.

C’est autour de ses collaborateurs que le secrétaire exécutif du REN-LAC, Claude Wetta a égrainé de multiples dossiers dont les traitements judicaires sont en train de devenir des « symboles de l’impunité. » Entre autres les affaires GUIRO, KANIS et le Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM).
S’agissant de l’affaire KANIS ,le REN-LAC se dit être surpris pour le non-lieu prononcé le 20 juillet 2018 .Pour lui, cette décision s’apparente plus à « une prime à l’impunité ». Alors que le bimensuel Courrier Confidentiel n°124 du 25 janvier 2017 faisait écho d’un scandale économique à la Cimenterie du Faso « CIMFASO »,et que le parquet du TGIO(Tribunal de Grande Instance Ouagadougou) s’était saisi et mis aux arrêts le PDG Inoussa Kanazoé et certains de ses collaborateurs, plane encore du flou dans la décision de non-lieu. Aussi, en dépit des allégations de corruption et de pression diverses sur le journaliste du Courrier Confidentiel porté à l’opinion, et la déclaration du capitaine Lompo ayant avoir fait l’objet d’une proposition des centaines de millions voire le milliard pour volatiliser l’affaire et surtout l’appel lancé par le REN-LAC aux TGI d’en investiguer et poursuivre les coupables, rien n’y fit. La justice elle-même ne fait pas exception.
En outre, souligne le REN-LAC, cette affaire dans le Conseille Supérieur de la Magistrature. Une enquête faisant état d’allégation de corruption et touchant principalement des magistrats a été jugée illégale par le Conseil d’Etat. Pour le REN-LAC , « cette décision qui intervient après plusieurs tentatives de blocage et de discrédits des travaux du Conseil de discipline dont la lettre du Chef de l’Etat adressée à la présidente du CSM ,dénote tout simplement d’une absence manifeste de volonté d’assainir le milieu de la justice et d’une velléité d’étouffer le dossier. »
Et que dire du dossier GUIRO ? Le REN-LAC rappelle en effet que c’est depuis 2012 que la justice est sur le dossier .Après la lueur d’espoir du procès en 2015 et le pourvoi en cassation en août 2016 ,la justice traine toujours le pas après 07 ans .Et Claude Wetta de déduire : « L’image claire et nette que donne aujourd’hui notre justice est celle d’une justice lente et clémente lorsqu’il s’agit des puissants du moment et qui devient prompte et sans pitié pour les petites gens ».Il est donc inacceptable pour les conférenciers que la justice soit un leurre aujourd’hui après l’insurrection. Elle devrait donc vite se ressaisir, préviennent-ils.

Alain Yaméogo (stagiaire)

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