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Festival « Ciné droit libre » : La 14è édition veut faire bouger la justice en Afrique

D 4 décembre 2018     H 13:25     A Toute info     C 0 messages


C’est du 8 au 15 décembre 2018 qu’aura lieu la 14è édition du festival de film sur les droits humains et la liberté d’expression en Afrique Francophone « Ciné droit libre » à Ouagadougou. C’est le comité d’organisation du festival qui l’a annoncé ce lundi 3 décembre 2018 lors d’un point de presse qu’il a animé.

Initié en 2005, par l’association Semfilms, le festival de films sur les Droits humains et la liberté d’expression en Afrique francophone, est à sa 14ème édition. Il se tiendra du 8 au 15 décembre 2018 à Ouagadougou. Il a pour objectif de contribuer au respect des Droits humains au Burkina et en Afrique afin de permettre aux détenteurs de droits d’être eux-mêmes les premiers défenseurs de leurs droits. Selon le coordonnateur du festival, Abdoulaye Diallo, « Ciné droit libre » cette année a décidé de susciter la réflexion autour du thème « justice, levez-vous ». Il explique que ce thème a été choisi en rapport avec l’actualité (procès du putsch au Burkina, Laurent Gbagbo à la CPI etc), afin d’amener la justice à bouger. « Rendre la justice est un problème sérieux en Afrique, comme c’est le cas du journaliste Norbert Zongo. Il y a aussi des innocents qui croupissent dans les prisons sans avoir été jugés et dont les dossiers de certains ont disparu dans le circuit », a indiqué Abdoulaye Diallo. En plus des questions de gouvernance et de démocratie, l’accès à la justice, son importance pour la paix et la lutte contre l’insécurité et le terrorisme, seront des sujets d’échange au cours de ce festival. Toujours selon le coordonnateur, Ciné droit libre « jugera » les dossiers dans des salles d’audiences variées, où rencontre et libre expression et découverte seront témoins. Il s’agit de l’espace GAMBIDI, du CENASA, de l’espace Bogodogo, les quartiers non lotis, des universités, des établissements scolaires, la MACO, etc.
Comme nouveauté cette année, les organisateurs du festival vont à l’occasion de la date anniversaire de l’assassinat du journaliste Norbert Zongo, (13 décembre), faire une simulation du procès de la justice burkinabè. Elle portera sur la lenteur du traitement du dossier Norbert Zongo. « A l’occasion, avocats, journalistes, membres d’organisations de la société civile et de la famille Zongo passeront à la barre pour expliquer leurs plaintes ou se défendre », a précisé, Abdoulaye Diallo. En plus du procès, il y aura une soirée spéciale Sahel au cours de laquelle interviendra la réalisation d’un direct depuis la ville martyr de Djibo pour permettre à des élèves locaux de s’exprimer sur leur situation à l’ouverture du festival. De même, un hommage sera rendu à Hamidou Valian, membre du groupe de slam « Qu’on sonne et voix ailes » décédé en avril dernier. La chanson de Black So man « J’étais au Procès », reprise par des artistes burkinabè. Et elle constituera l’hymne du festival.
Les parrains de cette 14ème édition sont l’animateur de RFI, Claudy Siar et le rappeur Youssoupha. Ils ont pour tâche de superviser les différents ’’procès’’ de la présente édition de Ciné doit libre. Quant au comédien président Adama Dahico et le conteur KPG, ils seront les procureurs de ce festival.

Thierry LOMPO

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