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Rapport du MBDHP : « le CFOP n’a pas d’éléments pour le conforter ou le rejeter »

D 19 mars 2019     H 16:50     A TOUTE INFO     C 0 messages


Le rapport du Mouvement burkinabè des droits de l’Homme et des peuples (MBDHP), le passage à la Ve République, les remous au ministère de l’économie et les revendications des travailleurs de l’éducation ont constitué le plat de résistance de la traditionnelle presse de conférence du Chef de File de l’Opposition(CFOP). Au perchoir ce mardi Mamadou Kabré du Parti Républicain pour l’Indépendance Totale (PRIT-Lannaya) et Yumali Lompo du Parti National des Démocrate Sociaux(PNDS).

« Nous avons foi à notre armée », tel est le credo du Chef de file de l’opposition politique (CFOP) et ce, avant toute analyse en lien avec le rapport du Mouvement burkinabè des droits de l’Homme et des peuples (MBDHP). Dans ledit rapport datant du 13 mars 2019, il ressort que des exécutions sommaires et des dérives ont entaché l’opération des Forces de l’ordre et de Sécurité (FDS) dans les localités de Kain et environs.Cette contre-offensive aurait fait des 146 morts dans les rang des terroristes selon le bilan dressé par l’armée au lendemain des opérations, chose que le MBDHP remet en cause en révélant qu’il y a eu des exécutions sommaires.
Sur cette question, l’opposition politique reste prudente et attend qu’une enquête soit ouverte par le gouvernement pour confirmer ou infirmer le rapport du MBDHP. Pour Yumali Lompo, président du Parti national des démocrates sociaux (PNDS), si l’opposition est prudente c’est parce qu’elle n’a pas d’éléments concrets sur l’opération. Par ailleurs, elle (l’opposition) dit être contre toute atteinte aux droits humains. « L’Opposition est contre toute exécution sommaire ou extrajudiciaire parce qu’elle comporte des risques énormes d’erreurs », ont soutenu les deux conférenciers. En tout état de cause, pour Yumali Lompo et ses camarades, l’essentiel est que ce qui sera dit ou fait soit de nature à encourager et à galvaniser des FDS dans leur travail de sécurisation du pays.

A quand le vote de la nouvelle constitution consacrant le passage à la Ve République ?

Le Burkina Faso passera à la Ve République avec l’adoption d’une nouvelle constitution par voie parlementaire. L’option de cette voie n’est rien d’autre que la résultante du pouvoir du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) aux dires du président du PNDS. Il affirme par ailleurs que l’opposition n’a exercé aucune pression sur le président Kaboré. Mais la question qui taraude l’opposition c’est celle portant sur la date du vote de cette nouvelle constitution.
Au cours de sa conférence de presse, le CFOP a appelé le gouvernement à tenir ses promesses vis-vis des travailleurs de l’éducation afin de sauver les examens qui s’annoncent pour bientôt. Si l’opposition s’inquiète c’est parce que la coordination des travailleurs de l’éducation a donné la date de fin mars pour évaluer l’application des engagements pris par le gouvernement. Selon Yumali Lompo, la lutte du syndicat de l’éducation est noble en ce sens qu’elle porte sur l’amélioration des conditions de vie et de travail, mais surtout sur l’avenir même de l’éducation au Burkina Faso.

Concernant la crise au Ministère de l’Economie, des Finances et du Développement (MINEFID), « le gouvernement aurait dû avoir ce nécessaire dialogue avec les syndicalistes et les banquiers, pour voir comment les fonctionnaires qui ont pris des prêts sur le fond commun pourraient éponger leur dette », ont conclu les présidents du PRIT-Lannaya et du PNDS .

Camille Baki

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