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Sit-in du SYNATIC : la RTB et Sidwaya exigent le statut de "Société d’Etat" pour plus de qualité et de compétitivité

D 12 juin 2019     H 17:23     A Alain Yaméogo     C 0 messages


La roublardise, le dilatoire. C’est le comportement du gouvernement selon le SYNATIC (Syndicat Autonome des Travailleurs de l’Information et de la Culture ) en lutte pour la satisfaction de sa plateforme revendicative. Protestant ce qu’il appelle le manque de volonté de l’autorité à se pencher sur les préoccupations des travailleurs des médias publics que sont les éditions Sidwaya et la RTB radio et télévision, le syndicat a marqué un arrêt de travail par un sit-in ce mercredi 12 juin 2019. Cet arrêt de travail se veut un avertissement vis-à-vis du gouvernement à respecter ses engagements dans l’opérationnalisation et le passage des médias publics en sociétés d’Etat .

Tout est allé si vite dans ce nouveau bras de fer entre le gouvernement et les travailleurs des médias publics burkinabè. En effet, le 29 mai 2019, le porte-parole du gouvernement Remis Fulgance Dandjinou répondant à une question des journalistes à l’issue d’un conseil de ministres fait savoir que le passage des médias publics en société d’Etat est une préoccupation qui sera mis en approfondissement de réflexion pour tirer des conclusions plus judicieuses. Et comme si cela était l’eau qui a débordé le vase, le Syndicat Autonome des Travailleurs de l’information et de la Culture (SYNATIC), défendant les intérêts des travailleurs des médias publics, va monter au créneau. Pour le mouvement syndical, il est inconcevable que des études et des engagements qui ont été pris depuis 2016 pour le passage des médias publics en sociétés d’Etat traînent encore aujourd’hui.

Le Syndicat pour se faire entendre a décidé d’observer un arrêt momentané de travail à travers un sit-in de 48 heures les 12 et 13 juin, de 8 heures à 11 heures. Pour Aboubacar Sanfo, secrétaire adjoint du SYNATIC, le mouvement des 48 heures des journalistes et des travailleurs des médias publics est un avertissement pour l’autorité. En effet, argue-t-il, les travailleurs ont assez patienté et le gouvernement doit vite s’aviser pour respecter ses engagements. « Après plus de deux ans d’étude du dossier, les travailleurs sont à bout de patience », ajoute-t-il. Les protestataires estiment aussi que le passage des médias publics en sociétés d’Etat ne devrait pas encore faire l’objet de bras de fer entre les travailleurs et l’Etat puisque qu’il s’agit d’une loi qu’il faut appliquer.

Les travailleurs seront plus compétitifs au passage en société d’Etat

Pour le syndicat, le passage à la société d’Etat confère beaucoup d’avantages non seulement aux travailleurs mais surtout à la qualité et la compétitivité de leurs productions médiatiques. Un budget autonome, une dépolitisation de l’administration sont autant de faits que le syndicat avance pour résoudre les problèmes d’équipements des journalistes. S’agissant de la dépolitisation des médias publics, le syndicat décrie le mode de recrutement des directeurs généraux de Sidwaya et de la RTB, qui ne permet pas aux journaliste d’avoir des mains libres dans leur travail. Le bras de fer est ainsi enclenché et le syndicat dit être déterminé pour aller jusqu’au bout.

Alain Yaméogo

TOUTE INFO, Journal d’investigation en ligne

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