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Mets locaux et culture : le « Gnon » à base de couscous arabe, une recette de Éliane Compaoré

D 21 juin 2019     H 13:55     A Camille Baki     C 0 messages


Métisse de naissance, madame Compaoré Eliane porte en elle deux cultures. Deux valeurs qui lui rendent facile le maniement de la cuisine. Ce n’est plus un secret pour dame Compaoré la cuisine des plats comme le « gnon » au couscous arabe et au fonio, le « doncounou ». Avec son restaurant au quartier Pissy de Ouagadougou, Eliane Compaoré propose des plats qui sont beaucoup appréciés par les clients. Ce mets en forme de boulette, fait habituellement dans nos contrées à base de farine de petit mil et de feuille de haricot, est fait autrement chez madame Compaoré. C’est l’introduction du couscous arabe. Une équipe de Toute info a fait un tour sur les lieux pour mieux comprendre cette façon de cuisiner.


Il est 13h 19 mn, quand nous foulons le sol du restaurant de Madame Compaoré Eliane. A notre arrivée aucune effigie ne nous indique que c’est bien le restaurant au « gnon » fait à base de couscous arabe. Sans plus tarder une voix féminine nous accueille en ces termes « soyez les bienvenus ». La voix féminine est celle d’une métisse toute souriante occupée à ses tâches de vente. En face d’elle, un plat attire notre attention c’est le plat contenant notre objet de reportage.

Le « gnon » dans sa cuisson locale

Faisant partir des plats servis lors des mariages, funérailles et autres évènements, le « gnon » est beaucoup prisé par les Burkinabè. De façon locale, fait sous forme de boulettes qu’on passe à la vapeur, ce repas est la combinaison de plusieurs produits maraichers. La farine du petit mil constitue la base de ce repas auquel il faut ajouter les feuilles de haricots en plus de la potasse. Une fois ces composantes combinées, vient le processus de malaxage et finir par faire des boulettes qu’on passe à la vapeur. Ce qui donne comme résultat le consommable « gnon ».

La touche d’Eliane au « gnon » local

Voici un mois et demi que madame Compaoré Eliane est installée à proximité du marché de Jeudi de pissy au côté Ouest mais ces plats surtout le « gnon » font d’elle une restauratrice bien connue. « Le gnonau couscous est un plat que je faisais à la maison que j’ai essayé de proposer au public de pissy et Dieu merci ils s’y intéressent surtout les gens du marché », nous confie-t-elle.
Contrairement à la manière locale bien connue, la farine du petit mil fait place au couscous arabe auquel on ajoute des feuilles de haricot, de la potasse et de l’arachide pilée. Place au processus de pétrissage suivi du passage à la vapeur des boulettes faites. Après une quinzaine de minute vous avez du « gnon » au couscous .Le couscous n’est pas le seul ingrédient ajouté, nous le faisons de temps en temps avec du fonio aussi, nous a-t-elle fait savoir.

Un plat préféré par les clients

Après avoir dégusté ce mets un des reporters du jour ne manque pas de clamer son satisfecit et le gout impeccable de ce plat. Madame sourit aux compliments, tout en s’attelant à ces occupations. Un bout de temps une cliente arrive. Elle, c’est Meda Marie Josué, est une cliente bien connue de madame Compaoré. C’est une cliente fidèle nous souffle la métisse. « Le gnon au couscous » c’est mon plat préféré j’adore ça, nous confie-t-elle j’achèterai pour moi et ma tante c’est tellement délicieux en gesticulant comme pour nous dire que les mots lui manquent pour qualifier le plat. « Tantie le gnon est-il prêt ? » lance de loin une autre cliente qui avoue sa préférence pour les mets locaux.

Le mois de jeûne avait ralenti son commerce
« Je ne me plains pas, du marché » tel est le ressentiment de madame Compaoré Eliane. Néanmoins, avec le jeûne musulman la clientèle avait baissé vu que la grande partie de mes clients sont au marché. Faisant de l’entreprenariat son cheval de bataille et ayant l’amour du commerce madame à son actif plusieurs employés dans d’autres unités comme son dépôt de ciment à Koubri et un secrétariat.
Avec un teint de métisse imposant, madame Compaoré, préfère la discrétion et ce pour quoi elle n’a pas voulu une prise de vue.

Camille BAKI

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