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’’Convocation’’ des chefs d’Etats du G5 Sahel à Pau : Burkina Yirwa s’insurge contre ce qu’il qualifie de foutaise

D 8 décembre 2019     H 13:51     A Camille Baki     C 0 messages


« Professeur Joseph KI-ZERBO, un parcours fait d’enseignements pour la jeune génération », ce thème qui tombe à pic en ces temps qui coulent, marqués par un regain de tension contre les interventions militaires de la France dans la sous région. Le parti Burkina Yirwa à travers ce panel tenu à Ouagadougou le 7 décembre 2019, veut se ressourcer dans les pensées et la vision du professeur Joseph KI-ZERBO pour le développement afin de tirer les enseignements nécessaires pour faire face aux défis du moment, notamment le néocolonialisme occidental.

« Na laara, an sara ! » En langue locale Dioula : « si nous nous couchons, nous sommes morts », cette citation bien connue de Joseph KI-ZERBO a été scandée par les participants au panel du parti BurkinaYirwa. Joseph KI-ZERBO reste pour nous un grand camarade et notre maitre à penser lance Etienne Traoré président du parti du maïs. Historien, panafricaniste, KI-ZERBO est une figure emblématique de l’histoire de l’Afrique. Revisiter sa pensée et sa vision du développement devient un impératif pour le Burkina Faso mais l’Afrique toute entière. Individualisme, égoïsme, tricherie sont des maux qui minent tant l’Afrique et le professeur Ki-ZERBO est un repère car étant vrai patriote, il s’est toujours battu pour l’ensemble, se défend Etienne Traoré.

La jeunesse en avant garde

La jeunesse est la couche la plus nombreuse en Afrique, elle constitue de ce fait la relève. Conscient qu’une jeunesse est le fer de lance d’un pays, Burkina Yirwa met la jeunesse face à sa responsabilité. Et ce à travers les idéaux du premier professeur agrégé en Afrique noire, une arme efficace contre le néocolonialisme de l’occident selon le président du parti. « Il faut que les jeunes se battent pour qu’ensemble en Afrique, entre Africains nous puissions organiser des grands ensembles pour faire face à l’occident, qui est colonialiste et qui exploite l’Afrique », incite –t-il.

Le néocolonialisme occidental dans le collimateur de Burkina Yirwa

La ’’convocation’’ des présidents du G5 Sahel à Pau le 16 décembre par le président français Emmanuel Macron achève par convaincre Etienne Traoré, que les pays africains ont du chemin à faire. Pour lui, cet acte n’est rien d’autre que des foutaises. Un manque de respect qui se justifie selon lui par le canal utilisé, voix de presse. C’est la preuve que le président français s’en fiche éperdument de nous ajoute-t-il d’un ton écœurant. La France est de plus en plus décriée en Afrique, un sentiment qui n’est autre que la résultante des actes des français lance le premier responsable de Burkina Yirwa. L’exploitation des ressources et la question du FCFA sont des exemples qui nourrissent ce sentiment anti-français. Face à cette forme de domination, aller à l’école de Joseph KI-ZERBO est plus qu’urgent car son parcours est riche de leçons et un levier de développement, s’en convainc Burkina Yirwa.

Camille BAKI

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