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Burkina Faso : EducommunicAfrik sensibilise à Kaya pour prévenir la radicalisation et l’extrémisme violent

D 19 septembre 2022     H 21:36     A ALAIN YAMEOGO     C 0 messages


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EducommunicAfrik veut jouer un rôle dans la lutte contre le terrorisme dans notre pays. Avec son projet « Engagement des jeunes dans la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent au Burkina Faso à travers l’éducation aux médias et à l’information », l’organisation veut mobiliser les jeunes pour la paix et un mieux vivre ensemble.

Après une première étape à Ouahigouya dans la région du Nord, l’équipe de EducomunikAfrik a initié plusieurs activités à Kaya dans le Centre-Nord les 14 et 15 septembre 2022 à travers une caravane de presse. Une conférence publique sur le thème « extrémisme violent : quelle stratégie pour une jeunesse résiliente » a été notamment organisée au profit des jeunes et des déplacés internes de la région le 14 septembre au centre d’écoute pour jeunes de la « cité du cuire ». A en croire le conférencier Amadou Kano, l’extrémisme violent a des incidences néfastes notamment le manque d’emploi des jeunes et la perte régressive de l’autorité de l’Etat.

Il pointe du doigt la responsabilité des pouvoirs publics, qui doivent inéluctablement s’inscrire dans la transparence, la redevabilité et la bonne gouvernance. Le contexte rend la résilience difficile certes, mais il y a beaucoup d’opportunités que les jeunes peuvent saisir s’ils se forment dans les domaines de leur compétence, ajoute le conférencier.

La radicalisation a pour source le refus de l’acceptation de l’autre.

Pour l’expert, les populations doivent « accepter la diversité d’opinion, la diversité ethnique et religieuse » gage d’une cohésion sociale et de paix.

Les participants à cette conférence publique ont pris l’engagement d’être des relais dans la sensibilisation contre l’extrémisme violent et la radicalisation. « C’est à nous les jeunes de lutter et collaborer avec la sécurité pour que notre pays gagne la paix » lance Ali Maïga, de l’association Bon Samaritain. Pour Fidéline Tarzema, une participante, la multiplication de ces types de conférence permettront aux jeunes d’être mieux outillés pour participer à la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption.
En marge de cette caravane de presse, l’équipe de EducommunikAfrik a également conduit une causerie débat dans un site de déplacés internes au secteur 6 de Kaya. Elle a également a organisé par le truchement de ses voltaires, des rencontres de partage d’expérience avec l’association pour la promotion de la jeunesse du centre nord (APJ-CN) et l’association Bon samaritain, qui œuvrent pour l’épanouissement de la jeunesse dans la région.

Un atelier de formation des jeunes sur la bonne utilisation des médias sociaux, des émissions radio et un reboisement étaient également au menu du programme des caravaniers.


Toutes ces activités ont été cordonnées par l’équipe des volontaires de
EducomunikAfrik Centre-Nord. Les autres équipes des régions de l’Est, du Nord et du Sahel ont aussi pris part à ses deux jours de rencontres d’échange.
EducommunicAfrik est une organisation de jeunesse dont la mission principale est de promouvoir l’Education aux Médias et à l’Information en milieu jeune. Elle développe des initiatives visant à renforcer les capacités des enfants, des adolescents et des jeunes dans l’analyse critique des contenus médiatiques et dans l’utilisation efficiente des technologies de l’information et de la communication.
Avec son projet « engager les jeunes dans la prévention et la lutte contre la radicalisation et l’extrémisme violent au Burkina Faso à travers l’Education aux Médias et à l’Information », l’organisation entend contribuer et renforcer la résilience des communautés pour rejeter, prévenir et contrer la radicalisation afin de parvenir à la paix et à la cohésion sociale.

Le projet qui s’étend sur la période de novembre 2020 à novembre 2022 concerne les quatre régions les plus touchées par le terrorisme au Burkina Faso, à savoir le Nord, le Centre-Nord, le Sahel et l’Est. C’est un projet financé par l’ambassade du Royaume des Pays-Bas.


Alain YAMEOGO



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