RSS 2.0 twitter google facebook youtube



Infos en boucle


Vous êtes ici : Accueil » Menu 2



TRIBUNAL MILITAIRE : « S’il y a lieu de lancer des mandats d’arrêt, ce sera fait ! », dixit le procureur du Faso

D 14 septembre 2016     H 14:40     A TOUTE INFO     C 0 messages


Le nom du général Yacouba Isaac Zida a été cité plusieurs fois dans le rapport général de la commission d’enquête liée au putsch, mais ce dernier refuse d’être entendu. C’est ce qu’a affirmé le procureur du Faso près du Tribunal de Grande Instance de Ouagadougou, Maïza SEREME, ce mercredi 14 septembre 2016 au cours d’une conférence de presse tenue dans la salle d’audience du palais de justice de Ouagadougou.

« Plusieurs demandes ont été introduites par la commission d’enquête pour entendre le général Zida, mais elles sont toutes restées vaines. L’enquête suit son cours et s’il y a lieu de lancer des mandats d’arrêt ce sera fait », a confié le procureur du Faso ce mercredi 14 septembre 2016 à la presse. C’était l’occasion pour le commissaire du gouvernement, Alioun Zanré, et le procureur du Faso, Maïza Sérémé, de faire le point sur l’évolution des dossiers au tribunal militaire.
Au nombre de quatre (04), ces dossiers majeurs ont connu une évolution « significative » au tribunal militaire, selon le commissaire du gouvernement Alioun Zanré. « L’ensemble des acteurs ont continué à unir leurs efforts pour tendre d’ici là à la clôture des actes d’instruction et au début des jugements avant la fin de l’année », a rassuré le commandant Zanré.

Concernant le dossier Thomas Sankara, le commissaire du gouvernement confie que les résultats de la contre-expertise, effectuée en Espagne en mois de juillet dernier, seront connus dans les prochains jours. En rappel, la contre-expertise a été faite au profit de l’ensemble de treize (13) familles des victimes du coup d’État sanglant du 15 octobre 1987, à raison de trois (03) par famille, le tout à la charge de l’État Burkinabè.

Quant au dossier du putsch, perpétré par le général Gilbert Diendéré et 84 autres inculpés, il devrait être transmis pour règlement définitif au Parquet en mi-octobre 2016. Mais, « les conseils d’un inculpé s’étant pourvu en cassation sur l’arrêt d’irrecevabilité prononcé sur leur requête par la Chambre de Contrôle de l’instruction, rejetant leur demande de retrait des écoutes et leurs transcriptions dans les pièces de la procédure. Ce, au motif pris que la vie privée de leur client avait été violée par les OPJ, il faut que la Haute Cour vide sa saisine » ; indique le tribunal militaire.

Sidnooma Delaforce Ouédraogo
TOUTE INFO, Quotidien burkinabè en ligne