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GREVE DES TRAVAILLEURS DE L’ACTION SOCIALE : 48 heures pour faire plier l’exécutif

D 5 décembre 2016     H 22:56     A TOUTE INFO     C 0 messages


Le Syndicat des travailleurs de l’action sociale (SYNTAS) a convié les hommes de médias à un point de presse, ce lundi 5 décembre 2016 à Ouagadougou. Il a annoncé la tenue d’une grève de 48 heures, marquée par un arrêt de travail sur toute l’étendue du territoire national à partir du mercredi 7 décembre 2016.

Le Syndicat des travailleurs de l’action sociale (SYNTAS) a décidé de se faire parler de lui. Comme d’autres syndicats avant lui, il compte observer une grève de 48 heures suivie d’un arrêt de travail sur l’étendue du territoire burkinabè à compter du mercredi 7 décembre 2016 a indiqué le secrétaire général du SYNTAS, Juste Koumara Logobana. Il justifie la prise de cette décision par le mépris des autorités face aux préoccupations du syndicat. Il rappel les préoccupations qui reposent sur les conditions de travail et surtout les nominations de complaisance du nouveau gouvernement. En ce qui concerne les nominations de complaisance, le secrétaire général a confié avoir attiré l’attention des autorités burkinabè sur les risques de tomber dans les travers de la gouvernance de Blaise Compaoré. « Curieusement, les premières nominations sont venues conforter nos soupçons » a-t-il regretté. D’après lui, c’est juste la dénomination du ministère et le ministre qui ont été changés ; « sinon les pratiques sont restées les mêmes » a estimé le SG.

Les revendications du SYNTAS

Les autres points de revendications énumérés par le syndicat sont le rétablissement de l’indemnité spéciale d’accueil et de permanence injustement supprimée et son élargissement à tous les emplois spécifiques du ministère ; la dotation des services du ministère en équipements et en moyens logistiques suffisants pour une meilleure prise en charge de leur public cible ; l’adoption d’un statut particulier au profit des personnels du ministère de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille ; l’institutionnalisation d’une prestation de serment du personnel spécifique (personnels d’encadrement féminin) en vue de leur permettre de mieux accomplir leur mandat professionnel.
En attendant la réaction des autorités compétentes, les conférenciers ont voulu être un peu plus menaçants. A en croire le SG Juste Koumara Logobana si toutefois, les préoccupations qui forment leur plate forme revendicative ne sont pas satisfaites à l’issue de cet arrêt de travail de 48 heures, « ils entreprendront d’autres actions afin de les faire aboutir » a-t-il martelé.

Thierry KABORE
TOUTE INFO, Quotidien burkinabè en ligne