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Médias au Burkina : une nouvelle carte de presse pour sécuriser et assainir le milieu des journalistes

D 11 juin 2015     H 12:08     A TOUTE INFO     C 0 messages


Les journalistes burkinabè et assimilés verront leur « carte de presse » ou de « laissez-passer » changer de caractéristiques. Les nouveaux formats ont été présentés par l’Office national d’identification(ONI) et le Conseil supérieur de la communication. Les deux parties ont signé une convention de partenariat pour la confection du nouveau document ce mardi 9 juin 2015.

Le partenariat qui a été conclu entre le Conseil supérieur de la communication (CSC) et l’Office national d’identification (ONI) ce mardi 9 juin 2015 avait pour objectif de confectionner des documents de presse sécurisé, répondant aux normes internationales pour les journalistes burkinabè. Ce qui permettra d’assainir le milieu des médias : « à chaque cérémonie, n’importe qui se présente comme journaliste. Pendant longtemps, on a combattu ça avec les écrits et les micros mais ça ne suffisait pas. Il fallait forcément une carte de presse pour différencier les journalistes professionnels des aventuriers. » Regrette le président du Comité technique de la carte de presse et du laissez-passer, Justin Coulibaly.

Au niveau de certaines librairies, affirme Justin Coulibaly, les journalistes pourraient les utiliser pour acquérir des livres et des documents à un certain pourcentage. Dans ce sens, des négociations ont été menées avec des écoles comme l’ISIS pour l’inscription à taux réduit des journalistes. Une convention sera nécessaire pour consolider cet accord encore informel. Au niveau des transports, le même travail est en train d’être fait « afin que les journalistes sachent que la carte de presse n’est pas inutile. »

Selon le chef de la sécurité biométrique et des statistiques de l’ONI, Ahmed Sérémé, la carte de presse actuelle répond aux normes de production de documents sécurisés établis par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) de par les éléments alpha numériques et textuels. Elle comporte un code qui permet de vérifier l’identité de la personne par sa pièce d’identité ou un autre document comme le passeport. Quand elle perdue, il n’y a pas de parcours de combattant pour en avoir encore.

Une base de données pérenne existe et est conservée de sorte que tout au long de sa profession. Une carte perdue peut être produite à nouveau par l’ONI selon les modalités fixées par le comité d’attribution, l’ONI produira sa carte. Ce qui va sécuriser la profession car il sera difficile de falsifier un tel document de l’avis de Désiré Comboïgo, vice-président : « le journaliste burkinabè reste le journaliste burkinabè et personne d’autre ne pourra se faire passer pour le journaliste. » Souligne-t-il.

*Au niveau international, c’est la reconnaissance systématique. Elle est comme la CNIB ou encore le passeport. Si vous l’avez, elle suffit pour prouver votre identité. Explique le vice-président du CSC.

La nouvelle carte de presse coûte sept mille (7000) francs CFA. Elle peut être délivrée en soixante douze heures selon le chef de et de la sécurité biométrique et des statistiques de l’ONI, Ahmed Sérémé.

Une remise symbolique de carte de presse a été effectuée et c’est Salifou Ouédraogo du journal Le Quotidien qui a eu l’honneur de recevoir le sien sur place. La carte de presse ne remplace ni la CNIB, ni la carte d’électeur.

Fahim Sebgo

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