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DRAME DE YIRGOU : « Le nombre de morts à ce jour est de 210 morts » (Daouda Diallo)

D 1er février 2019     H 17:45     A TOUTE INFO     C 0 messages


Ce premier février marque un mois jour pour jour le drame de Yirgou. 30 jours francs qu’un conflit meutrier sans précédent frappait froidement la patrie burkinabè. Ce conflit qui a occasionné la mort de plusieurs personnes ne laisse personne indifférente. Ce 1er février le collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés(CISC) a animé une conférence de presse pour faire un point sur la situation. Pour le collectif, un mois après le drame, il est resté sur sa soif dans le traitement de ce dossier brûlant par le gouvernement.

Le bilan des exactions de Yirgou est énorme .Si dès les premier instants les chiffres faisaient état de 49 morts officiellement, le Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés(CISC) annonce une hausse du nombre des victimes à 210 morts. Pour le porte-parole de ce collectif, Daouda Diallo, revenant sur l’origine de la bavure de Yirgou, tout est parti de simples suspicions et fausses accusations conduisant les groupes d’autodéfenses Koglwéogo à attaqué une vingtaine de villages. Pendant trois jours poursuit-il, une escalade de la violence contre la communauté peule sera perpétrée contre celle-ci sans une réaction prompte et rigoureuse des autorités .Ainsi des familles et des troupeaux seront pillés et tués.

Pour le collectif, après la marche de Ouagadougou, de Dori et de Bobo Dioulasso, l’heure était impérieuse de faire le bilan de la situation. En effet argue-t-il, le CISC a entrepris plusieurs démarches pour venir en aide aux victimes de Yirgou. A ce jour 10 millions de francs ont été collectés et plus de 11 millions de francs de dons en nature et en espèces mobilisés.

Cette conférence de presse a aussi été l’occasion pour Daouda Diallo et le collectif de donner la lecture de l’évolution du dossier en justice après le massacre. Sur ce point, les conférenciers sont formels : la justice doit vite s’auto saisir et agir. « Le CISC exige des autorités étatiques : la justice pour toutes les victimes .En effet, les criminels sont libres, les exactions continues, les preuves sont en train de disparaitre », ont-ils déploré. Ils exigent dès lors une sécurisation des personnes déplacées ,un désarmement et la dissolution des Koglwéogo de Barsalgo et la restitution des biens des victimes soient plus de 80 000 animaux pillés. Ils exigent également sans condition au gouvernement de communiquer ses chiffres comme il s’était engagé à le faire. Le collectif félicite néanmoins le tribunal de grande instance de Kaya pour sa bonne volonté à même d’élucider les tenants et les aboutissants de ce drame .Tour à tour les membres du collectif au présidium à savoir Daouda Diallo (porte-parole ),Hassan Barry (président) ne recherchent que la vérité dans ce carnage au point qu’ils évoquent à la limite le cap du génocide. En tout état de cause, les évènements de Yirgou viennent mettre à mal la cohabitation inter communautaire au Burkina Faso où jadis le peuples ont vécu en parfaite symbiose. L’Etat devrait pour cela consolider cette communion légendaire entre les peuples en sévissant à la hauteur du crime les instigateurs et exécutants des massacres de Yirgou et environnants non seulement pour servir de leçon aujourd’hui mais surtout pour les générations à venir.

Alain Yaméogo

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