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Mali : les mesures sociales d’IBK vont-elles affaiblir le M5 ?

D 17 juin 2020     H 19:48     A Camille Baki     C 0 messages


Deux jours après son adresse à la nation, soit le 16 juin le président malien Ibrahim Boubacar Keita multiplie les actions pour apaiser les cœurs. « J’ai entendu la colère, les cris et les revendications » on pouvait lire dans son discours du 14 juin. Réunis au congrès hier, le président a fait des promesses notamment la libération prochaine de soumaila Cissé et l’application de l’article 39, lequel article qui fait objet de blocage du secteur de l’éducation pendant plusieurs mois. Ces mesures pourraient avoir des répercussions sur le mouvement du 5 juin, mouvement que le parti du chef de l’opposition a rejoint ainsi que des membres de la société civile.

« Soumaïla Cissé se porte bien et devrait bientôt recouvrer la liberté », telle est la bonne nouvelle que le président malien Ibrahim Boubacar Keita a apporté à ces invités du congrès hier à Bamako. Depuis sa prise en otage, c’est au 83e jour de sa captivité que IBK se prononce sur cette affaire. Et comme pour rassurer ces convives de sa bonne foi et de l’attention qu’il porte au chef de file de l’opposition enlevé à Niafunké, qui à la date du 17 juin 2020 fait 84 jours aux mains des ravisseurs, le locataire du palais de Koulouba rassure. « Nous sommes en contact avec ses ravisseurs », déclare-t-il à l’assistance. Du coté de son parti, l’Union pour la République et la Démocratie (URD) la veille est permanente. Sur le site web du parti on peut lire ne bande filante en rouge ceci : "urgent : 84 jours de captivités pour l’honorable Soumaila Cissé retenu en otage par un groupe armé du nord du Mali. Nous ne l’oublions pas". L’attente est longue, et le silence observé par l’exécutif a exacerbé les esprits, poussant l’URD à appeler ses partisans à rejoindre la marche du 5 juin, dont Mahmoud Dicko est la figure de proue. Maintenant que l’homme de Koulouba a donné des gages d’espoir, l’UDR va-t-elle participer aux prochaines actions de la coordination de l’iman Dicko, qui demande la démission d’IBK ?

La crise de l’éducation bientôt un vieux souvenir

L’école c’est l’avenir de nos enfants et celui du pays a martelé IBK lors de son allocution du 14 juin. Pour lui, c’est un impératif, et comme pour joindre l’acte à la parole, lors du congrès d’hier, il a ordonné l’application immédiate de l’article 39, point de discorde entre les syndicats de l’éducation et le gouvernement. Cette annonce mettra fin à 7 mois de perturbation des activités académiques et pédagogiques. En effet, ce fameux article 39 donne droit à une augmentation des salaires du personnel du monde éducatif. Toutefois, les syndicats restent sur le qui-vive et seule la concrétisation de cet acte lèvera les doutes. Pour un retour au calme, la formation d’un gouvernement d’union nationale est envisagée, et même la dissolution de l’Assemblée Nationale pour intervenir comme mesure d’apaisement. Par ailleurs, l’attitude de la chaise vide adoptée par le mouvement du 5 juin, absent au congrès à Bamako traduit bien que les esprits ne décolèrent pas et la crise est loin de se résoudre, qui de Mahmoud Dicko et d’IBK rapportera ce bras de fer ? Les jours à venir seront décisifs pour le pouvoir de Bamako.

Camille BAKI

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