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CORRUPTION AU BURKINA : les grands « malades » du phénomène sont les marchés publics, la douane et la police municipale

D 1er juillet 2016     H 21:06     A TOUTE INFO     C 0 messages


Dans le rapport de 2015 sur la perception de l’état de la corruption au Burkina qu’il a lancé le jeudi 30 juin 2016 à Ouagadougou, le Réseau National de Lutte Anticorruption (REN-LAC) révèle que celle-ci reste élevée. Bien qu’en baisse par rapport aux années précédentes. La gangrène est beaucoup présente dans les marchés publics, la douane et la police qui forment le trio de tête des services les plus corrompus.


Les Burkinabè manifestent de la méfiance à l’endroit de leur administration et pour cause ; ils sont près de 9 sur 10 (87,2%) à considérer que les pratiques de corruption sont fréquentes. Du reste, ils sont 12,3 % à déclarer avoir eu recours à des rétributions illégales dans le but de bénéficier d’un service. C’est le sombre tableau sur l’état de la corruption en 2015 au Burkina Faso, présenté par le Réseau National de Lutte Anticorruption (REN-LAC) un rapport rendu public le jeudi 30 juin 2016.
La perception populaire classe respectivement les marchés publics, la douane et la police municipale en tête de peloton des services les plus corrompus. La Caisse Autonome de Retraite de Fonctionnaires(CARFO) et la Caisse Nationale de Sécurité Sociale(CNSS) qui font leur « entrée » dans le classement ferment la marche.

Mesures de lutte et recommandations

« Ce ne sont pourtant pas les initiatives qui manquent pour contrer le phénomène », rappelle Claude Wetta, Secrétaire exécutif du REN-LAC faisant allusion à l’adoption de la loi portant prévention et répression de la corruption en 2015, qui constitue « l’un des plus grands acquis en matière de lutte contre la corruption sur le continent. »
La réforme de l’Autorité Supérieure du Contrôle d’Etat et le Lutte contre la Corruption(ASCE/LC),et celle de la magistrature sont autant de mesures de lutte que le Burkina a adoptées.
Pour plus d’effectivité de ces mesures, le RENLAC recommande, entre autres ,la mise en place d’une chaine pénale spéciale pour sanctionner les auteurs de crimes économiques, l’amélioration du contrôle de la commande publique ainsi que l’exclusion des entreprises épinglées pour des fautes d’atteinte à la probité ou celles coupables de fraudes fiscales.
L’enquête a été menée du 02 au 16 novembre 2015 a concerné 2000 dans les treize (13) chefs-lieux des régions et Pouytenga. Elle a été faite sur la base d’un échantillonnage par quota et a pris en compte des personnes des deux sexes de toute situation socioprofessionnelle.

Soumana LOURA

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