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Assassinat de militants ODJ : un meeting le 31 août prochain pour la vérité et la justice

D 16 août 2019     H 14:40     A Camille Baki     C 0 messages


Fahadou Cissé, Hama Balima, Saliou Diakité et Abdoul Karim Diallo ne bénéficieront pas d’autopsie. Face à ce qu’elles qualifient de refus manifeste des autorités de faire l’autopsie des personnes assassinées, trois (3) structures s’engagent à lutter pour que justice et vérité soient rendues. Pour les dites organisations que sont l’Organisation démocratique de la jeunesse (ODJ), le Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC) et le Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples(MBDHP), au-delà de pleurer les morts, la bataille va se mener jusqu’au bout. Le 31 août prochain, elles organiseront un meeting suivi d’un panel et cette action marquera le début de la bataille. Une lutte noble qui se veut la fin des assassinats et d’autres crimes au Burkina selon les Co-animateurs de la conférence de presse de ce matin au siège de l’ODJ.

A qui profitent les assassinats ? Une question que se posent l’Organisation Démocratique de la jeunesse(ODJ), le Collectif contre l’impunité et la stigmatisons des communautés(CISC) et le Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples(MBDHP). Yirgou , kain ,bahn, batié et l’assassinat des élements de l’ODJ section Yagha ,autant de crimes qui connaissent des lenteurs dans le traitement pour certains et pour d’autres des blocages. C’est ainsi selon Gabin Korbeogo président de l’ODJ le refus de faire l’autopsie des corps de Fahadou Cissé et Hama Balima traduit bien la volonté manifeste d’étouffer le dossier.

Le MPP pointé du doigt dans ces assassinats

Le parti au pouvoir, le Mouvement du Peuple pour le progrès (MPP) est dans l’œil du cyclone. Détenteur de l’appareil politico-judiciaire et militaire, le MPP et ses alliés jouent sur le temps et la lassitude des parents des victimes pour taire le dossier, ont indiqué les représentants des trois organisations (ODJ, CISC et MBDHP) qui entendent se battre par tous les moyens pour le triomphe de la vérité et de la justice pour les victimes. Une attitude à tenir face à ceux qui pensent (MPP et ces alliés) que le temps finira par éroder leur moral et leur détermination.

Yirgou : pourquoi les choses traînent toujours ?

Près de 8 mois après le massacre de Yirgou, le dossier piétine. Une situation pour laquelle Daouda Diallo du CISC pense qu’elle est liée à un déficit de communication du procureur du tribunal de grande instance de Kaya. A ce jour 7 personnes ont été arrêtées sur 108 suspects. Des blocages venant de la hiérarchie militaro politique existent, dira Daouda Diallo. Nous devons combattre les koglwéogo radicaux comme des terroristes, a-t-il renchérit.
Marche meeting et panel seront les premières actions pour se faire entendre d’après Chrysogone Zougmoré du MBDHP. « Nous réaffirmons notre ferme détermination à nous battre pour que les auteurs, commanditaires et complices de ces assassinats soient identifiés et châtiés à la hauteur de leur forfaiture ».

Camille BAKI

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