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DROITS HUMAINS : une formation pour outiller les acteurs burkinabè sur leurs droits et devoirs

D 7 octobre 2019     H 20:36     A Camille Baki     C 0 messages


Les défenseurs des droits humains sont entre le marteau et l’enclume dans la réalisation de leurs activités. Ces derniers rencontrent d’énormes difficultés en Afrique et en particulier au Burkina Faso où la législation laisse des failles dans une réelle protection des défenseurs des droits humains. L’insécurité grandissante depuis 2016 va davantage éprouver ces derniers dans leur mission. A cet effet, la Coalition Burkinabè des Défenseurs des Droits Humains (CBDDH) en collaboration avec le ministère des droits humains a initié une formation à l’intention de plusieurs organisation de défense des droits humains le 07 octobre 2019 à Ouagadougou sur la thématique principale « Droits et devoirs des défenseurs des droits humains dans un Etat démocratique »

Plusieurs organisations de défenses des droits humains ont pris part à cette journée de formation. Il s’agit notamment de 30 bénéficiaires issus des défenseurs des droits humains les plus vulnérables et ceux exerçant dans les domaines sensibles comme sur les sites aurifères, dans le foncier ,les zones sous Etat d’urgence ,etc. .

Pour la coordonnatrice nationale de Coalition Burkinabè des Défenseurs des droits Humains (CBDDH), Florence Ouattara cette formation était un impératif non seulement pour interpeler le gouvernement et dont le ministère en charge des droits humains à se pencher sur la protection civile. En outre la situation sécuritaire dégradante au Burkina Faso a beaucoup éprouvé nombre de défenseurs des droits humains. Il s’agit entre autre de ceux exerçant dans les régions où sévit le terrorisme.

A ce titre, la coordinatrice nationale de la CBDDH rassure « Un défenseur des droits humains ne peut pas cesser ces activités parce qu’il y a l’Etat d’urgence ou parce que les lois se sont durcies telles le nouveau code pénal »Il faut continuer à travailler en dépit des obstacles non moins importants qui se dressent, a laisser entendre Florence Ouattara.

Sur les cas de défenseurs des droits humains qui ont été fauchés au nombre de trois en l’occurrence, dans le cadre de l’exercice de leurs activités, la coordonnatrice exhorte l’Etat au renforcement de la protection civile. Deux militants de l’Organisation Démocratique de la Jeunesse (ODJ) du Yagha ont notamment été abattus en mai 2019 par des individus armés non encore identifiés. A ces deux derniers, s’ajoute une victime au niveau de la League des consommateurs du Burkina.

Pour le ministère de la défense des droits humains, représenté par Yves Roland Dabiré, Conseiller en droits humains, l’implication des différentes parties prenantes s’avère indispensable dans la protection des droits humains dans un contexte d’insécurité. Pour ce faire, il préconise une revisite des valeurs propres au pays dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent gage de paix et de tolérance. La Coalition Burkinabè des défenseurs des Droits Humains (CBDDH) et le ministère en charge des droits humains sont convaincus que cette formation sera un plus dans la lutte contre l’extrémisme violent et surtout les participants seront des relais d’information et de sensibilisation dans leurs localités respectives.

Alain Yaméogo

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