RSS 2.0 twitter google facebook youtube



Infos en boucle


Vous êtes ici : Accueil » Actualité



Coup d’État du capitaine Ibrahim Traoré : "Nous ne pouvons pas compter sur les militaires pour sauver ce pays" se convainc Moussa Diallo, SG CGT-B

D 31 octobre 2022     H 13:50     A ALAIN YAMEOGO     C 0 messages


La Confédération Général du Travail du Burkina ( CGT-B) reste ferme sur sa position. Les coup d’État ne pourront jamais être une alternative pour redresser le Burkina des multiples maux qui l’assaillent. A l’occasion de la commémoration du huitième anniversaire de l’insurrection population des 30 et 31 octobre, l’Union Régionale Centre de CGT-B a organisé une conférence publique sur le thème : ’’L’évolution de la situation nationale et ses enjeux : quelles perspectives pour les travailleurs". Au cours de cette conférence animée par le SG de la CGT-B Moussa Diallo, il a indiqué que les coup d’État ne sont pas des solutions pour une meilleure gouvernance.

"Le coup d’État du 30 septembre ( ndrl de Ibrahim Traoré) est un coup d’État anti révolutionnaire. Il n’est rien d’autre en réalité qu’une révolution de palais. Une rupture dans la continuité. C’est un système de changement d’individu à la tête du MPSR. Il n’y a rien à attendre de ce régime" fustige Moussa Diallo. Il estime que ce nouveau coup d’État à l’espace de huit mois après celui de Paul Henri Sandaogo Damiba ne répond guère à leur ligne de conduite. Il cite pour preuves, les assises nationales qui selon lui était du "folklore", qui a entériné ce qui avait déjà été prévu.

Les contestations de la nouvelle équipe gouvernementale du premier ministre Apolinaire Joachim Kyelem de Tembela est aussi un signe de non changement selon Moussa Diallo.

Le conférencier se convainc que si les coup d’État étaient des solutions, le Burkina Faso serait une puissance mondiale. Car malgré la multitude des putschs militaires enregistrés par le pays, il peine à trouver son chemin.

"Les années 80 à 91 étaient des années de coup d’État. Si les coup d’État devraient apporter un véritable changement, le Burkina Faso serait une puissance mondiale. Tirant leçons de l’histoire politique de notre pays, nous ne pouvons pas compter sur les militaires pour sauver ce pays", ajoute-t-il.

Pour Dr Moussa Diallo, il faut un changement radical qui sera opéré par le peuple lui-même. Il fait cas notamment d’une révolution populaire et démocratique pour espérer voir le bout du tunnel.

Pour ce faire, il a invité les travailleurs à la mobilisation et à la sensibilisation.

Face à la centaine de travailleurs de la région du Centre venus assister à cette conférence, Dr Diallo a également posé sur la table, la problématique de la lutte contre le terrorisme et de l’impérialisme. Pour ce qui est de la lutte antiterroriste, il préconise à ce que les populations soient organisées et dotées d’armes pour se défendre. Il désapprouve notamment le recrutement des 50.000 Volontaires pour la Défense de la Patrie(VDP) annoncé par le gouvernement, car selon lui, la meilleure façon c’est armer le peuple pour qu’il se défende.

Le premier responsable de la confédération syndicale fait aussi savoir que la lutte contre l’impérialisme ne signifie pas un départ de la France pour une quelconque venue de la Russie. Mais une autodétermination du peuple souverain.

Alain YAMEOGO www.touteinfo.com



Un message, un commentaire ?
modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
Ajouter un document