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Lutte contre le terrorisme : les VADS « prêts à combattre pour libérer le pays… »

samedi 11 mars 2023

L’amical des volontaires adjoints de sécurité (VADS), ces auxiliaires des forces de l’ordre célèbre ses 10 ans d’anniversaire. A l’occasion, plusieurs activités sont au menu de cette commémoration qui se tient du 27 au 29 avril 2023 à Ouagadougou sur le thème : « incivisme routier : État des lieux enjeux et perspective. » Selon le président de l’amical Ferdinand N’doh, les VADS sont tout aussi engagés et prêts à défendre le Burkina contre les groupes terroristes au même titre que les forces armées. Mais faut-il que les textes qui encadrent leur champ d’action soient revus.


Les Volontaires adjoints de sécurité (VADS), sont des auxiliaires de sécurité mis à la disposition des forces de sécurité intérieure. C’est en 2013 que le décret mettant en place les VADS a été pris. La mesure avait pour but de contribuer au développement des filets sociaux et à réduire le chômage des jeunes en facilitant leur insertion sur le marché du travail. Leur mission c’est d’appuyer les forces de l’ordre dans la régulation de la circulation routière, la surveillance dans les zones à risque et contribuer à tout autre action des services de sécurité.

Pour marquer leur décennie de vie, les Volontiers Adjoints de sécurité (VADS) initient plusieurs activités comme la journée de salubrité, la sensibilisation sur la sécurité routière, un cross populaire, etc. En tout, le programme du 10e anniversaire s’articule sur un thème qui leur concerne à plus d’un tire à savoir : « incivisme routier : État des lieux enjeux et perspective. »

Solidarité à l’égard des déplacées et des soldats…

La solidarité est le maitre mot des Volontaire Adjoint de Sécurité selon le président du corps. Et pour témoigner leur compassion et soutien aux personnes déplacées interne (PDI) et aux soldats engagés sur le terrain, les VADS ont décidé à l’occasion de leur 10e anniversaire, de céder 1% de leur salaire du mois de mars pour soutenir l’effort de guerre.

A en croire le président de l’association des VADS, Ferdinand N’doh, des contributions volontaires ont déjà été enclenchées dans la chaine de solidarité.
« Nous avons demandé aux membres de répondre à l’appel du chef de l’Etat sur les contributions à l’effort de guerre. Nous avons déjà récolté 250.000 FCFA et la mobilisation se poursuit toujours », confie-t-il.

Lutte contre le terrorisme : les VADS « prêts à combattre pour libérer le pays… »

Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, les auxiliaires de la police se disent déterminés à apporter leur part contributive. Selon monsieur N’doh, plusieurs VADS se sont déjà enrôlés comme volontaire pour la défense de la patrie (VDP), et certains engagés dans l’armée.
« Les VADS sont engagés et sont prêts. Là où le besoin va se faire sentir, nous sommes prêts à combattre pour libérer le pays » soutient-il. Il regrette cependant le fait que les textes qui régissent leur corps ne permettent pas aux membres d’agir en dehors du cadre établi. « On doit revoir ce volet, revoir les textes. Les VADS peuvent contribuer beaucoup dans cette lutte. »

En 10 ans d’existence, les conditions de vie et de travail des VADS ne se sont guère améliorées.

Les difficultés, il n’en a manquent pas dans le corps de métier de VADS. Selon le président de l’amical, les VADS qui régulent la circulation sur les axes routiers sont parfois victimes de comportements indécents de certains usagers. Moqueries, défiance et parfois insultes sont les maux que vivent les auxiliaires de sécurité dans l’exercice de leur fonction.

A cela, il faut ajouter les conditions de vie et de travail peu reluisantes. En outre, les volontaires sont des contractuels de l’Etat et n’ont aucune protection sociale. En clair, les VADS ne sont pas déclarés à la Caisse de Sécurité Sociale (CNSS). Mieux, ils ne sont pas pris en charges par les autorités compétentes en cas d’accident de travail. La prime alimentaire pour chaque VADS est de 50.000 FCFA le mois. Très insuffisant par rapport au coût de la vie au Burkina Faso, selon Ferdinand N’doh. « Nous demandons à l’Etat de porter une attention à notre situation de contractuels », lance-t-il comme cri de cœur.
On estime dans la répartition sur le territoire national à environ 1 000 VADS dans la seule ville de Ouagadougou contre 500 à Bobo-Dioulasso.

Alain YAMEOGO