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CEDEAO : une force de sécurité de 5000 hommes pour sécuriser l’Afrique de l’ouest

vendredi 28 juin 2024

Les ministres de la défense de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se sont réunis le jeudi 27 juin 2024, à Abuja au Nigéria pour trouver des solutions à la crise sécuritaire qui secoue la région. Ils ont présenté un plan de déploiement d’une "force en attente" de 5 000 hommes pour lutter contre l’aggravation des crises sécuritaires dans la région. Le coût de cette force de sécurité est estimé à 2,6 milliards de dollars par an.


La coopération régionale est mise à mal par la recrudescence des crises politiques qui ont conduit à des coups d’Etat dans certains pays membres de l’organisation notamment le Burkina Faso, le Mali et le Niger. En janvier 2024, ces 3 pays confrontés à de multiples attaques terroristes ont quitté l’instance régionale.

Deux solutions seraient envisageables selon le ministre nigérian de la défense, Mohammed Badaru Abubakar. La première possibilité serait une force régionale qui coûterait 2,6 milliards de dollars par an pour une brigade de 5 000 hommes et l’autre qui coûterait 481 millions de dollars pour 1 500 hommes. « Il est donc impératif que nous examinions d’un œil critique les options possibles, compte tenu des défis actuels auxquels notre région est confrontée et des préoccupations financières auxquelles nos différents États membres sont confrontés » a-t-il déclaré. M. Abubakar a rassuré que la force régionale ne serait pas utilisée contre les pays de coups d’État, mais qu’elle lutterait uniquement contre le terrorisme.

« Plus que jamais, nous sommes à un moment charnière de l’histoire de notre communauté pour faire face à l’insécurité » a déclaré Omar Alieu Touray, président de la commission de la CEDEAO. Il a aussi affirmé que le Mali, le Burkina Faso et le Niger, ont été conviés à la réunion de ce jeudi et aussi à participer à la formation de ladite force. En entendant de connaitre la position de ces trois pays sur leur possible implication, M. Touray appelle les 15 pays membres à soutenir cette force en gestation.

S. Mariam MAIGA

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